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Du diktat de l’humour de gauche (sur le net)

Un article signé Patrick Besson dans Le Point a provoqué un tollé sur le net en cette fin de semaine. Le journaliste s’est fendu d’un billet moquant l’accent de la candidate écologiste Eva Joly. Toute la twittosphère de gauche s’est levée d’une seule voix pour dénoncer son papier jugé intolérable. La bien-pensance a encore de beaux jours devant elle.

Blasphématoire, intolérable, vulgaire, raciste, méprisant… Le billet de Patrick Besson s’est vu affublé de sobriquets peu flatteurs par les twittos de gauche. Dans sa chronique écrite, il imite et exagère l’accent d’Eva Joly. Il fait raconter à la candidate écologiste à la présidentielle son arrivée au pouvoir, après la mort accidentelle de tous ses opposants. « Zalut la Vranze ! Auchourt’hui est un krand chour : fous m’afez élue brézidente te la République vranzaise », commence Patrick Besson. Toute la chronique, détaillant un simulacre de programme d’une Eva Joly fantoche, est retranscrite avec un accent norvégien, ou allemand.

Il est vrai que la lecture du Point me donne parfois la nausée, notamment les publireportages Elyséens de Sylvie-Pierre Brossolette. Mais les billets de Patrick Besson, eux, sont généralement bien sentis. Son papier sur « Bob le fraudeur » par exemple, est à la fois drôle et acerbe. Pourtant, dans un emballement d’indignation collective, l’écrivain et journaliste est traité de raciste. Ses allusions sont même qualifiées de « gerbantes » par Xavier Ternisien, journaliste au Monde.

Et les procès d’intention se succèdent.

La satire est un droit

Il semble important de revenir sur un point qui a été trop souvent oublié par les détracteurs de Besson. L’article tant critiqué n’est en effet pas un édito, comme l’a rappelé Paul Larrouturou :

Il est en effet important de rappeler la différence entre ces deux pratiques journalistiques à la lumière du Manuel du Journalisme d’Yves Agnès :

L’éditorial est le commentaire par excellence. Car il n’exprime pas seulement l’opinion d’un journaliste, mais celle du journal tout entier

Alors que le papier de Besson est un Billet :

On s’y précipite. C’est court c’est mordant ou drôle, c’est bien écrit, c’est le billet.

Yves Agnès précise ensuite que les billets peuvent prendre différentes formes. Celle se rapprochant le plus de l’article en question étant la suivante :

La satire, qui s’attaque à quelque chose ou à quelqu’un en s’en moquant, qui critique notamment les mœurs d’un milieu ou s’amuse d’une série d’événements.

La cible de toutes les attaques est donc un genre journalistique et littéraire profondément inscrit dans notre patrimoine culturel, de Pantagruel aux caricatures de Plantu. Il est vrai cependant qu’un racisme condamnable peut se terrer derrière toute satire. Mais considérer que c’est le cas dans le billet de Besson relève selon moi du puritanisme ou de l’erreur de jugement. Il a critiqué une personne publique aspirant à des fonctions présidentielles et à travers elle son programme politique. Il s’est moqué de son accent, et alors ? Il se trouve qu’Eva Joly a effectivement un accent. Reprocherait-on aux Guignols de le faire ? J’en doute.

Une indignation à géométrie variable

La satire de Patrick Besson était disponible dans l’édition papier du Point dès le 30 novembre. Le jour même, l’article était posté sur Twitter, sans que cela ne provoque de réactions démesurées.

Il faut attendre le 2 décembre pour que la twittosphère s’enflamme. C’est notamment le tweet du compte @humourdedroite qui a mis le feu aux poudres.

Les 70 000 followers du compte humoristique (ajoutés aux 65 000 de Xavien Ternisien) ont abondamment diffusé l’article en l’agrémentant de commentaires méprisants. Il faut croire que le billet de Patrick Besson diffusé par un twittos quelconque ne mérite pas l’indignation générale. Mais si deux comptes qui rassemblent à eux deux près de 140 000 « suiveurs » (mauvaise traduction volontaire), décident de dénoncer la chose, le billet jusque là anonyme devient en quelques clics la cible de toutes les attaques. L’ennemi numéro un des défenseurs virtuels et occasionnels des libertés en tous genres. L’article a certes touché un public plus large, mais ça n’explique pas l’ampleur du phénomène.Les comptes Twitter à forte audience influent sur la propension des utilisateurs à relayer le message mais aussi sur la prise de position de ces derniers. Le degré d’intérêt accordé à une opinion ou un article étant proportionnel au nombre de followers et à la popularité de l’émetteur.

Panurgisme bien-pensant

Lamentable panurgisme bien-pensant. Il a suffi que quelques influents s’emballent pour que la foule suive, laissant de côté tout esprit critique. Cet vague de détestation ressemble à s’y méprendre à un lynchage sur la place publique. Pas toujours fondé, mais légitimé de fait par le nombre et la pugnacité des lyncheurs. Phénomène récurrent en ces temps d’emballements médiatiques, accélérés par les réseaux sociaux. La réaction doit être instantanée, marquante et si possible dans le sens du vent. Surtout qu’ici, l’indignation semblait être de bon ton. En effet, comment critiquer quelqu’un qui s’élève contre le racisme, même supposé ?

Cette situation laisse penser que sur le net et notamment sur Twitter, l’humour est l’apanage de la gauche, son terrain gardé. En tant que journaliste au Point, Patrick Besson est surement trop à droite pour utiliser le second degré. Ce n’est pas à sa portée. Comme si la subversion et l’humour étaient monopartisans. Comme s’ils étaient le monopole du seul bord politique français autoproclamé apte à utiliser le LOL : la Gauche. Comme si être de gauche était un antidote contre le racisme, la corruption et la connerie !

Le même billet écrit par Stéphane Guillon dans Libération aurait fait sourire plus d’un écolo. « Il est de gauche, c’est forcement de l’humour », aurait-on alors entendu. Mais Patrick Besson, vous imaginez bien chers camarades, ne pouvait avoir que des arrières pensées aux relents germanophobes en écrivant ce texte.

Hurler avec la meute

L’idée n’est pas ici de défendre Patrick Besson pour qui je n’ai pas de sympathie particulière. Seulement questionner le diktat de la pensée unique et soi-disant universelle. Il faudrait être de gauche pour se moquer impunément de la misère, des différences, de l’exclusion ou du physique. En tant que chroniqueur au Point,Patrick Besson est-il condamné à caricaturer uniquement le CAC 40 ou l’UMP, sous peine d’être considéré de mauvaise foi. Il devra écrire au Nouvel Obs s’il veut se payer Eva Joly dans un billet sans être traité de raciste.

Je ne dis pas que le billet n’est pas critiquable, chacun est libre de le trouver nul, pas drôle, mal écrit, indigeste… Mais le décalage entre la véhémence des tweets et commentaires et la réalité du papier laisse songeur. À lire réactions et commentaires, on pourrait croire que Patrick  Besson a rédigé un brulot xénophobe, qu’il a invité à cracher sur tous les politiques parlant avec un accent, qu’il a poussé au meurtre politique d’Eva Joly. Non, iI a simplement écrit un billet, comme il le fait chaque semaine en première page du Point, visant à caricaturer le personnage d’Eva Joly et à exprimer en filigrane son jugement sur la politique d’EE-LV. Si certains se sont contentés de critiquer le manque de fond ou l’humour douteux du papier, la plupart des commentaires allaient dans un seul sens, celui de la lapidation. La majorité des twittos de gauche (pardonnez-moi la tautologie), hurlant au scandale, s’est engouffrée sur un chemin balisé, surement inconsciemment, par quelques leaders d’opinions.

À contrario, personne (à part Xavier Ternisien) n’a paru choqué par l’édito de la semaine de Caroline Fourest sur France Inter. Elle y explique qu’EE-LV est le parti français le moins républicain. L’accent d’Eva Joly est également évoqué, sans aucune trace d’humour cette fois. Elle conclut que la candidature de l’ex-juge est vouée à la marginalité, son accent étant un des facteurs cités.

Du virtuel au réel

Les dirigeants politiques n’ont pas tardé à s’emparer de l’affaire. Enfin, à partir du moment ou la twittosphère s’est enflammée. Le service de presse d’EELV aura donc mis trois jours à comprendre que le billet de Patrick Besson était insultant et raciste.

Une fois l’esprit xénophobe de l’article acté par des centaines de tweets et de retweets incendiaires, Cécile Duflot, en bonne chef de parti, est montée au créneau pour demander des excuses publiques à l’écrivain et au Point. Les procureurs publics autoproclamés de SOS racisme, caution tolérance et ouverture du PS, ont eux aussi fait feu de tout bois. Noel Mamère de son côté dénoncé le «racisme ordinaire» et la «beauferie» de Patrick Besson. La palme de la consternation virulente revenant sans conteste à François Delapierre, directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon. Il n’a pas hésité à accuser Patrick Besson de réactiver « le spectre du boche », parlant « d’une xénophobie insupportable ».

Les médias participent eux aussi à l’assaut. Les critiques sont reprises en chœur par de nombreux journaux, sans qu’aucun ne songe à y apporter un contre-poids, un avis contradictoire. Même nos amis Belges ont relaté « l’événement » ! Une lettre ouverte adressée à Patrick Besson sobrement nommée : « La France que j’aime ne vous ressemble pas » et publiée sur Rue89 résume la situation.  Franz-Olivier Giesbert, patron du Point, s’est pour sa part étonné de cette agitation, parlant de « tempête médiatique dans un verre d’eau » avant de résumer :

« C’est de l’humour, Besson s’est contenté de mettre par écrit ce qu’on entend à la radio: c’est ce que font toute la semaine (Laurent) Gerra ou (Nicolas) Canteloup ».

Zemmour et Ménard en vacances?

Eric Zemmour et Robert Ménard étaient peut-être en week-end. Eux d’habitude si prompts à défendre même les moins fréquentables individus au nom de la liberté d’expression se sont faits discrets. Face à ce tsunami de bien-pensance accusatrice, rares sont les voix qui se sont élevées pour dénoncer ce lynchage politiquement correct et socialement gratifiant. L’intervention d »Olivier Amel, fidèle de Jean-Pierre Chevènement, est en ce sens salutaire :

Ceux qui condamnent aujourd’hui le romancier, s’amusaient hier de son billet sur Carla Bruni qui avait fait bondir de rage Nicolas Sarkozy (Franz-Olivier Giesbert, Directeur du Point, raconte dans son dernier ouvrage l’appel téléphonique du Président de la République : « cet article est une saloperie qui mérite un cassage de gueule« ).

Les fins connaisseurs de littérature française, comme le blogueur d’Antenne Relais, ont de leur côté vu dans le texte un exercice de style, une imitation contenant de « menues imperfections » du « sabir teuton écrit » de Balzac, langage parodique de personnages teutons dans ses ouvrages.  Il en publie un extrait :

Exemples pris au hasard dans Le Cousin Pons :

– […] che le sais… mais sonchez que che zuis zeul sur la derre, sans ein ami. Fous qui afez bleuré Bons, églairez-moi, che zuis tans eine nouitte brovonte, ed Bons m’a tit que j’édais enduré te goguins… [en italiques dans le texte] (Chapitre LXXI)

« Traduction » :

– je le sais… mais songez que je suis seul sur la terre, sans un ami. Vous qui avez pleuré Pons, éclairez-moi, je suis dans une nuit profonde, et Pons m’a dit que j’étais entouré de coquins…

Effet Streisand

Je voudrais également vous faire remarquer, messieurs-dames les dictateurs de la bonne conscience, que Patrick Besson n’a jamais été aussi lu que grâce à vous. L’article a été partagé sur Facebook plus de 2 000 fois et a enregistré plus de 300 commentaires alors que d’habitude, il atteint péniblement la centaine de likes pour une dizaine de commentaires. On assiste à l’effet Streisand inversé. Ce billet, qui aurait dû rester anecdotique, est devenu viral grâce à ses détracteurs. D’après Libération, Eva Joly aurait envoyé un courrier au Point, demandant un droit de réponse. Qu’il soit publié ou non ne changera pas grand chose, l’article ayant déjà bien circulé au même titre que les critiques.

Si cet emballement, né sur internet avant d’avoir des répercussions dans le monde réel, nuit certainement à la réputation de Patrick Besson, il est possible qu’il bénéficie à Eva Joly, qui ne se prive pas d’en profiter. C’est de bonne guerre ! Elle aussi parle « d’attaque raciste » mais a décidé de ne pas porter plainte, préférant que le débat se tienne « sur la place publique, pas devant les tribunaux ». Habile manœuvre politique de la part de la candidate verte qui ne se laisse pas aller à la victimisation et en profite pour associer d’autres victimes du racisme à sa cause :

« Au final, ce billet est symptomatique de l’état de la France. Je ressens ce que vivent des millions de Français. Il s’agit d’un racisme ordinaire, qui vise à reléguer hors des sphères du pouvoir tous ceux qui ne sont pas nés dans les bons quartiers, dans les bons territoires. »

Réaction légitime et révélatrice de sa maturité politique naissante. Ce qui ne l’est pas, c’est ce procès fait à Patrick Besson, unanime et violent verbalement. Le message véhiculé est aussi malhonnête que le « discours de vérité » de Nicolas Sarkozy. Il revient à décréter que l’humour et la subversion ne sont pas universels. Drôle d’ambivalence pour les amoureux de la liberté d’expression et de l’égalité que sont les sympathisants de gauche.

Pour finir sur une note positive, notons que les twittos n’ont pas tous perdu leur sens de l’humour. Face à la consternation générale, quelques-uns ont préféré prendre le billet de Patrick Besson avec un peu de dérision, qu’ils soient d’accord avec lui ou non.

Moi aussi !

E.D.

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Discussion

7 réflexions sur “Du diktat de l’humour de gauche (sur le net)

  1. Bravo pour votre article ! La seule chose qui me gêne c’est votre titre, le lecteur « de gauche » risque de ne pas aller plus loin ce qui serait dommage. Et puis ce thème de l' »humour de gauche » ne me paraît pas vraiment nécessaire (ni même pertinent) : mettre les pleins feux dessus avec le titre ne me paraît pas une bonne idée, ce n’est d’ailleurs pas le plus intéressant de votre article, et de loin. En plus si l’article est trop long les gens ne lisent pas : vous pourriez peut-être élaguer un peu ?!

    « Lamentable panurgisme bien-pensant. Il a suffi que quelques influents s’emballent pour que la foule suive, laissant de côté tout esprit critique. »

    Certains grossiers et vicieux mensonges de Guéant (entre autres UMP en campagne) déclenchent moins d’indignation…

    Publié par antennerelais | 05/12/2011, 2:21
    • Merci de votre contribution.

      – Il y a effectivement deux thèmes majeurs dans le papier:
      Le panurgisme et la bien-pensance de gauche. Cette dernière, massivement représentée sur le net débouche de fait sur la domination d’un humour de gauche. Étant moi-même plus proche de Mélenchon que de Sarkozy, je n’ai rien contre l’humour de gauche en soi, c’est son omniprésence et sa domination qui me dérangent. On en est à un point ou seuls les gens de gauche (ou étiquetés comme tels) peuvent se permettent d’être subversifs sans être traités de raciste, réactionnaire… J’aimerais qu’on m’explique ce qui légitime ce monopole.

      – Effectivement j’aurais dû faire moins long !!

      – Quant à ma véhémence, elle est proportionnelle à celle des commentaires qualifiant le billet de Besson. Effectivement, d’autres sujets méritent également qu’on s’en indigne, je ne peux malheureusement pas être sur tous les fronts. Il y a pourtant un travail monstre à faire du côté de l’UMP.

      Publié par zarmag | 05/12/2011, 10:58
      • Quand je disais « certains mensonges de Guéant déclenchent moins d’indignation », c’était par rapport à l’indignation ayant accueilli le texte de Guéant (et non la vôtre ici) 😉

        Publié par antennerelais | 05/12/2011, 11:26
  2. Enfin, le problème principal de ce billet c’est qu’il n’est pas drôle du tout.

    Du mauvais comique troupier.

    À la limite, ça aurait été utilisé pour faire fonctionner des blagues d’une saveur rare, pourquoi pas, mais là…

    L’argument du « on peut rire de tout » ne fonctionne que si on fait effectivement rire.

    Sinon on tombe dans l’humour comme excuse au poujadisme et aux relents de xenophobie… ce qui est le cas ici, et c’est ça qui a « enflammé la twittosphère de gauche » comme vous dites.

    Enfin, je crois que ce billet a consterné autant les personnes de tous bords politiques (sauf celles avec vraiment un humour de droite). Ha ha.

    Publié par thisisabore | 05/12/2011, 6:04
    • Merci de votre contribution.
      Libre à chacun de le trouver drôle ou pas. Personnellement, l’idée m’a fait sourire mais le texte était tellement indigeste et la lecture fastidieuse que j’ai arrêté au bout de quelques lignes. Je me suis uniquement replongé dedans 2 jours plus tard, en voyant la flopée de commentaires indignés sur la toile.

      « L’argument du « on peut rire de tout » ne fonctionne que si on fait effectivement rire. »
      Cela voudrait dire qu’à partir du moment où un article ne nous fait pas rire, on peut le qualifier de raciste. La liberté d’expression serait donc déterminée par le sens de l’humour de ceux qui en sont garants… Dangereux raisonnement.

      Il est effectiviement possible que des personnes de droites se soient senties consternées par ce billet, l’indignation, au même titre que l’humour, n’est pas monopartisane !

      Publié par zarmag | 05/12/2011, 11:05
      • « Cela voudrait dire qu’à partir du moment où un article ne nous fait pas rire, on peut le qualifier de raciste. La liberté d’expression serait donc déterminée par le sens de l’humour de ceux qui en sont garants… »
        Non, là n’est pas le propos. Et la liberté d’expression inclus le fait de dire des choses racistes, de toute façon.

        On peut dire ce que l’on veut, que ce soit drôle ou non. Par contre, on ne peut sortir la carte du « On peut rire de tout » qui si on fait en effet rire. Et là, oui, c’est forcément subjectif.
        Mais je voulais surtout pointer du doigt que c’est une porte de sortie bien facile pour ne pas justifier ses propos. « Oh non, c’est pas méchant, c’est pas xénophobe, c’est de l’humour. ». Et ? On peut être raciste et drôle.
        Et dans ce cas, il ne faut pas forcément s’étonner de devoir s’expliquer sur la partie raciste.

        Publié par thisisabore | 12/12/2011, 11:52
      • Je précise en effet que la satire peut cacher un racisme réel. Mais le fait de qualifier cet article de raciste dessert la cause des anti racistes. En s’acharnant sur ce billet, ils galvaudent le sens même du mot racisme. Ils détournent la foule du réel racisme ordinaire, et pire, du racisme d’État (allant presque jusqu’à les banaliser).

        Publié par zarmag | 13/12/2011, 10:13

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